Equipement

Trois types principaux d’emballage à connaître

9 % seulement du polystyrène expansé est collecté en vue d’un recyclage en Europe. Ce chiffre brutal illustre la réalité d’un matériau omniprésent, mais largement incompatible avec les filières de tri classiques. Les règles fluctuent d’un pays à l’autre, bousculant les stratégies d’emballage, les process logistiques et la gestion finale des déchets.

Certains systèmes d’emballage réussissent à allier plusieurs rôles sans faillir à la sécurité. D’autres misent tout sur la légèreté, parfois au détriment de la solidité. Les choix opérés ne sont jamais neutres : ils touchent à la préservation des produits, à leur acheminement et, in fine, à l’empreinte environnementale laissée derrière chaque colis.

Pourquoi distinguer les trois principaux types d’emballage est essentiel dans la chaîne logistique

L’emballage pilote la cadence de la chaîne logistique. Il accompagne chaque produit, du site de fabrication jusqu’à l’utilisateur final. Trois couches successives structurent cette progression : emballage primaire, secondaire et tertiaire. Leur rôle diffère, mais chacune s’imbrique dans la suivante, pour former un ensemble cohérent.

Le primaire est celui qui entre directement en contact avec le produit. C’est là que tout commence : la sécurité, l’information, l’apparence. On y trouve la marque, les mentions réglementaires, et souvent, la première impression client. Le secondaire sert à rassembler plusieurs emballages primaires. Il facilite la manutention, simplifie le stockage et rend la distribution plus fluide. Enfin, le tertiaire assemble plusieurs unités secondaires, pour organiser le transport à grande échelle et optimiser l’espace en entrepôt ou lors de l’expédition.

Voici ce que chaque niveau d’emballage apporte concrètement à la chaîne logistique :

  • Protection : chaque couche limite les chocs, les contaminations et les risques de détérioration.
  • Regroupement : conditionner par lots simplifie les flux du quai jusqu’aux rayons de vente.
  • Manutention : palettes, bacs ou conteneurs sont pensés pour alléger le travail et éviter les ruptures de charge.
  • Information et marketing : l’emballage véhicule l’image de l’entreprise et assure la conformité aux normes.

Maîtriser ces types d’emballage, c’est structurer sa logistique. Chaque entreprise ajuste ses choix pour protéger ses produits, fluidifier la distribution et valoriser son offre. À chaque étape, il s’agit de trouver le bon compromis entre performance opérationnelle, visibilité et impact environnemental.

Emballage primaire, secondaire, tertiaire : quels rôles et quels matériaux pour chaque niveau ?

Emballage primaire : la première peau du produit

Le primaire reste au plus près du produit. Il épouse ses contours, préserve sa qualité et affiche toutes les informations nécessaires. Un parfum dans un flacon en verre, un yaourt sous opercule plastique, un médicament protégé par un étui en carton : chaque exemple illustre l’adaptation des matériaux à la fonction. Carton, plastiques comme le PET ou le PEHD, métal, kraft… le choix dépend du contenu et du niveau de protection recherché.

Emballage secondaire : la structure logistique

Le secondaire rassemble plusieurs primaires au sein d’un même conditionnement : barquettes de bouteilles, boîtes de sachets, suremballage par film rétractable. L’objectif ? Optimiser le stockage et le transport. Les solutions courantes incluent le carton ondulé, les films plastiques et les plateaux. Ce niveau réduit le risque de casse et facilite la manipulation lors des passages en entrepôt ou en magasin.

Emballage tertiaire : la logistique à grande échelle

Le tertiaire s’impose lors de la mise en palette, du stockage en masse et de l’exportation. Palettes en bois ou en plastique, conteneurs, bacs réutilisables, fûts métalliques : chaque solution répond à des exigences de robustesse et de réutilisation. Plusieurs acteurs spécialisés, Packly, Hirschfeld Emballages, ETERNITY Systems, Waresito, accompagnent les entreprises dans la sélection de dispositifs adaptés à chaque étape logistique.

En résumé, chaque niveau d’emballage joue un rôle bien défini :

  • Le primaire : protège, informe, attire.
  • Le secondaire : regroupe, organise, sécurise.
  • Le tertiaire : facilite le transport, optimise les flux, mutualise les expéditions.

Homme avec emballages au supermarché en weekend

Quel impact environnemental selon le type d’emballage et comment faire des choix responsables ?

Pour chaque catégorie d’emballage, l’impact environnemental façonne les stratégies des industriels et distributeurs. Primaire, secondaire, tertiaire : les défis sont distincts mais complémentaires. Le primaire concentre les enjeux de sécurité, de conservation et de recyclage, en lien avec le produit lui-même. Les secondaire et tertiaire agissent sur les volumes, la logistique et la gestion des matières en fin de cycle.

Des textes comme la règlementation européenne 2025/40 ou la loi AGEC redessinent le secteur. Ces cadres imposent la durabilité, encouragent la recyclabilité et accélèrent la généralisation du réemploi. Concevoir un emballage réutilisable, facile à tracer, compatible avec le lavage industriel devient un passage obligé. L’emballage ne se contente plus de protéger le contenu : il doit s’intégrer dans une politique globale de responsabilité environnementale.

Le choix du conditionnement dépend de la nature du produit, des contraintes du circuit logistique et du respect des règles en vigueur. Un emballage mal pensé entraîne une surconsommation de ressources et génère des déchets complexes à traiter. La traçabilité, la réutilisation et l’adaptation aux flux deviennent alors des leviers pour réduire l’empreinte carbone.

Quelques chiffres et bonnes pratiques pour améliorer la démarche :

  • L’emballage peut représenter jusqu’à 10 % de l’empreinte environnementale d’un produit.
  • Miser sur des matériaux recyclables ou réemployables, alléger le poids, intégrer une réflexion sur le cycle de vie.
  • La performance écologique se construit à chaque étape : de la conception à la collecte, jusqu’au traitement final.

À chaque maillon de la chaîne, le choix de l’emballage écrit une part du futur de la logistique. Pas question de s’y tromper : la durabilité ne s’invente plus, elle se construit, colis après colis.